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Soigner un confrère : enjeux relationnels : étude qualitative auprès de médecins généralistes auvergnats-rhônalpins.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • GUETAT (Emilien)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
Les médecins généralistes soignent parfois des confrères malades. Les médecins malades ont certaines résistances à consulter un confrère. Cette rencontre entre deux experts pose-t-elle des difficultés relationnelles ? L’objectif de ce travail était d’évaluer la qualité de la relation médecin-patient lorsque le patient est médecin. Les chercheurs ont mené une étude qualitative par théorisation ancrée en menant des entretiens individuels semi-dirigés entre mars 2015 et janvier 2017 auprès de médecins généralistes auvergnats-rhônalpins. Le nombre d’entretiens a été conditionné par la recherche de la saturation des données. La validité interne a été établie par une double analyse indépendante des données issues de la retranscription. 12 médecins généralistes ont été interrogés. Étonnés d’avoir été choisis par le patient, ils se sentaient valorisés. La difficulté à trouver la bonne distance et le positionnement étaient décrits par les soignants. Un enjeu d’ambivalences interpersonnelles et interprofessionnelles émerge très fortement. La consultation pouvait devenir conflictuelle lorsque le soignant se sentait instrumentalisé. Ils accordaient des privilèges organisationnels et de gratuité à ces patients qu’ils tentaient de prendre en charge comme les autres patients. Soigner un médecin malade exacerbe toutes les difficultés relationnelles rencontrées avec les patients habituels. Le manque d’expérience des médecins face à ces situations augmente les difficultés autour de la reconnaissance de l’intersubjectivité. Former des « médecins du corps médical » pourrait être une solution.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (26 p.)