< Retour à la liste

Au boulot, vous en avez plein le dos ! ? : Etat des lieux des plaintes rachidiennes des étudiants en médecine de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • LEMAITRE (Joséphine)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
Les Troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent une pathologie multifactorielle complexe et un véritable enjeu socio-économique. Les professionnels de santé sont reconnus à risque de TMS, qui prédominent au niveau du rachis. Peu de données sont disponibles sur leur prévalence chez les étudiants en médecine en France. L’objectif était de déterminer la prévalence des plaintes rachidiennes (PLR) dans cette population ainsi que la prévalence d’exposition aux facteurs de risque associés. Une étude épidémiologique transversale a été menée auprès d’étudiants en 4e et 5e année de médecine de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Un auto-questionnaire en ligne, anonyme, leur a été transmis par email à la fin de leur stage hospitalier. Les tests statistiques du Chi-2 de Student et Kruskal Wallis ont été utilisés avec un seuil de significativité fixé à p=0.05. L’étude a reçu un avis favorable d’un comité éthique et a été approuvé par la CNIL. 800 questionnaires ont été recueillis sur 1 456 étudiants interrogés. La prévalence des PLR dans les 7 derniers jours était de 74.1 vs 87.5 % dans les 12 derniers mois. La charge horaire quotidienne et le stress était significativement liés aux PLR aiguës. Les Clermontois présentaient moins de PLR l’année précédente par rapport aux autres facultés. Tandis que la prévalence de PLR était supérieure aux données antérieures de la littérature, l’exposition aux facteurs de risques de TMS était comparable et était centrée sur les risques psychosociaux. La différence entre les facultés pourrait s’expliquer par des modalités de stage différentes. Il faudrait mener une étude longitudinale pour identifier les leviers d’actions précis qui permettraient de réduire à long terme les PLR chez les étudiants en médecine. Devant cette prévalence élevée de PLR et les conséquences qu’on leur connait, il serait souhaitable de mettre en place une action de prévention pour les futurs soignants.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (41 p.)