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Les recommandations en médecine générale : freins et facteurs favorisants : étude qualitative menée auprès de 13 médecins généralistes en Rhône-Alpes entre 2013 et 2016.

2016
Santé
Auteurs Physiques
  • JARLOT (L.)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de Lyon
Résumé
La Haute Autorité de Santé (HAS) élabore des Recommandations de Bonne Pratique (RBP) destinées aux professionnels de santé dans le but d'améliorer la qualité des soins. Les recommandations sont insuffisamment mises en application par les médecins généralistes. Nous avons voulu étudier les freins et les facteurs favorisant leur application. Une étude qualitative, par entretiens semi-dirigés, a été réalisée de 2013 à 2016 auprès de médecins généralistes libéraux, exerçant en Rhône-Alpes. Une analyse de treize entretiens a été effectuée. Il existe un paradoxe important entre le ressenti positif des recommandations et leur application. Les freins à l'application des RBP sont leur défaut d'adaptabilité (liée à l'humain, à l'environnement, au système de soins), leur évolution rapide, leur quantité, leur complexité. De plus, leur manque de consensus, les liens avec l'industrie pharmaceutique et les objectifs financiers de l'Assurance Maladie engendrent une certaine méfiance de la part des généralistes qui, en plus, n'ont pas le temps de les lire et d'en faire le tri. Le médecin en fonction de sa personnalité, de ses croyances et de son expérience a tendance à s'éloigner des recommandations. La complexité et la variabilité de l'humain, font que la médecine générale est soumise à une certaine incertitude. La relation médecin-patient est centrale et est faite de négociations et de compromis. Les interventions efficaces pour améliorer le suivi des RBP sont la combinaison des mesures incitatives financières, de la visite médicale, de l'audit avec retour d'information, d'un exercice en groupe et du Développement Professionnel Continu. La HAS améliore la qualité des RBP en terme de transparence et de méthodologie pour regagner la confiance des médecins. Le patient jouant un rôle important, l'éducation à la santé dans les programmes scolaires pourrait être intéressante. Une approche systémique permettrait de mettre en avant les priorités du patient et de réfléchir à une médecine basée sur les résultats plutôt que fondée sur les preuves.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (210p.) – Lieu de consultation : ORS