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Prévalence des papillomavirus humains en assistance médicale à la procréation et leur impact sur les résultats en fécondation in vitro.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • GHAZI (Mohamed)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
Les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de la majorité des infections sexuellement transmissibles. La prévalence du portage de HPV dans la population générale est estimée en moyenne à 11.7 % chez les femmes et 10 % chez les hommes. Les données de la littérature sur l’effet de l’infection par HPV sur la fertilité des couples ainsi que sur la réussite des actes d’Assistance médicale à la procréation (AMP) sont contradictoires. Les objectifs de ce travail étaient d’évaluer, dans une large population de couples pris en charge dans le l’unité de Biologie de la Reproduction au CHU de Saint-Étienne, la prévalence de l’infection génitale à HPV ainsi que son impact sur les caractéristiques spermatiques et sur l’issue de la première tentative d’AMP. Au total, 625 femmes et 560 hommes ont été inclus dans l’étude. La recherche d’HPV dans les prélèvements de plasma séminaux et de frottis cervico-vaginaux a été effectuée par PCR en temps réel et le typage par la technologie INNO-LiPA® (Fujirebio®). La prévalence de HPV dans notre population a été établie à 17.28 % chez les femmes et à 19.36 % chez les hommes. L’analyse des paramètres spermatiques, des taux de grossesse, d’accouchement et des complications obstétricales n’ont pas montré de différence statistiquement significative pour ces paramètres entre les couples dont l’un des membres ou les 2 sont infectés par HPV. Nous avons mis également en évidence un taux de contamination des prélèvements biologiques destinés aux techniques de biologie de la reproduction (8 % des PF, 22.8 % des LF et 17 % des puis de FIV positifs à HPV). En conclusion, il existe une prévalence élevée de HPV chez les couples infertiles mais cette augmentation n’a pas d’incidence directe sur l’issue des tentatives d’AMP. Nos données pourraient conduire à recommander un dépistage systématique de HPV avant toute AMP et une prise en charge des gamètes infectés dans un circuit à risque viral.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (24 p.)