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Prévalence et facteurs de risque de l’antibiorésistance de souches d’Escherichia coli d’origine urinaire au service des urgences du CHU de Saint-Étienne.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • CHOUHAB (Youssef)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
La résistance d’Escherichia coli aux céphalosporines de 3ème génération (C3G) et aux fluoroquinolones (FQ) est une problématique de santé publique. On constate une forte augmentation de ces résistances à partir de 2004 pour atteindre respectivement 7.7 % et 14.5 % en 2010 en France pour ces deux familles d’antibiotiques. Il s'agit ici de décrire la résistance aux antibiotiques des souches d’E.coli isolées dans des prélèvements urinaires effectués aux urgences du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Saint-Étienne et d'identifier des facteurs de risque de résistance de cette bactérie aux C3G et aux FQ. Une étude de cohorte rétrospective monocentrique a été réalisée sur l'année 2010, incluant tous les patients adultes admis au service des urgences du CHU de Saint-Étienne, et avec un examen cytobactériologique des urines (ECBU) positif à E.coli. Les caractéristiques démographiques, cliniques, biologiques et bactériologiques ont été recueillies à partir des dossiers médicaux. Le taux de résistance (TR) d’E.coli a été recherché pour chaque famille d’antibiotique. Une analyse multivariée des caractéristiques de la population a été effectuée pour déterminer les facteurs de risque d’obtention d’une souche d’E.coli résistante pour chacune de ces classes d’antibiotiques (FQ et C3G) et de manière combinée (FQ+C3G). A partir des 344 ECBU analysés, le TR d’E.coli dans la population globale était de 6.7 % pour les C3G et de 25.9 % pour les FQ. Les TR dans cette étude sont de même ordre qu’au niveau national en 2010 sur des populations hospitalières, et le facteur de risque de résistance acquise d’E.coli principalement identifié dans l'étude est la prise d’antibiotique dans les trois semaines précédant l’admission à l’hôpital. La résistance d’E.coli doit être étroitement surveillée, obligeant à réactualiser les données par l’intermédiaire d’une nouvelle étude se basant sur un recueil actualisé. Les actions de formation médicale relayant des messages en faveur d’une prescription d’antibiotiques limitée et raisonnée en fonction de l’écologie bactérienne et des facteurs de risque d’antibiorésistance, doivent être encouragées.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (36 p.)