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Évaluation de l’impact des premiers jours de confinement sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Bilan provisoire au 1er avril 2020.

2020
Santé
Organismes Producteurs
  • Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Résumé
Dès le jeudi 12 mars, pour freiner la propagation du virus, le gouvernement français prenait une série de mesures : fermeture de tous les lieux recevant du public considéré comme non indispensables à la vie du pays, fermeture de tous les établissements scolaires et universitaire. Puis le mardi 17 mars à 12h, le dispositif était renforcé par l’imposition de mesures de confinement.
L’objet de ce document est d’apporter des éléments d’évaluation de l’impact sur la qualité de l’air de ce dispositif de lutte contre le virus, qui se traduit par une réduction drastique des déplacements, et une baisse des activités humaines et des activités économiques du pays.
L’analyse porte sur les émissions et sur les concentrations de polluants (cf. Annexe - Emissions et concentrations). Les éléments sont donnés à l’échelle régionale, et, pour certains paramètres, sur des territoires particulièrement sensibles à la pollution de l’air, faisant l’objet de Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) : bassins clermontois, grenoblois, lyonnais, stéphanois et vallée de l’Arve.
Les polluants pris en compte sont les oxydes d’azote (NOx et NO2) et les particules fines et très fines (PM10 et PM2,5). Ces polluants sont des indicateurs majeurs de la pollution atmosphérique, ils sont émis par de nombreuses activités, sont réglementés en air ambiant et enfin pris en compte dans de nombreux plans d’actions visant à en diminuer les concentrations, dans un objectif de santé publique. Ils sont de plus mesurés en continu par des analyseurs automatiques, ce qui rend possible le suivi temps réel et l’évaluation. L’ozone n’est pas intégré à l’analyse car à des concentrations faibles à modérées en cette saison (les « pics » d’ozone ont lieu en été, lorsque les rayons ultraviolets du Soleil sont très énergétiques).
Pour d’autres polluants potentiellement impactés, comme les métaux, les composés organiques volatils, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), l’analyse est réalisée en laboratoire et compte tenu du contexte les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs semaines.
Par ailleurs, l’impact de la période actuelle sera nécessairement scruté de près, car c’est l’occasion de vérifier lors d’une situation réelle l’efficacité de scénarios maintes fois imaginés et simulés dans le cadre de plans de lutte contre la pollution, notamment sur le secteur du trafic routier. L’analyse devra donc être complétée ultérieurement, après le confinement.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
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