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Étude du risque réel d’infection bactérienne chez les nourrissons fébriles de moins de trois mois considéré comme sévère aux urgences pédiatriques.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • NOUET (Joan)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
La fièvre du nourrisson de moins de 3 mois constitue un défi diagnostic majeur. La présence de signes d’infection potentiellement sévère (IPS) et l’incidence des méningites bactériennes à cette période de la vie engendrent souvent une attitude maximaliste avec notamment le recours à la ponction lombaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer le risque réel d’infection bactérienne sévère (IBS) chez le nourrisson fébrile âgé de moins de 3 mois présentant un tableau clinique considéré comme grave par le médecin urgentiste. Les objectifs secondaires comprenaient la recherche d’éléments prédictifs d’infection bactérienne sévère (IBS) ainsi qu’une analyse descriptive des pratiques. Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective réalisée aux urgences pédiatriques du CHU de Saint-Étienne entre le 01 janvier 2014 et le 31 décembre 2016. Étaient inclus les nourrissons fébriles de moins de 90 jours de vie ayant bénéficié d’une ponction lombaire dans le service. Sur les 1 032 nourrissons fébriles, une ponction lombaire a été réalisée dans 149 cas. Dix-sept IBS ont été identifiées, dont deux méningites et une large proportion de pyélonéphrites (N=13). Aucun enfant ne présentait de défaillance hémodynamique grave à l’admission et un bilan biologique était réalisé dans 100 % des cas. Aucun signe clinique ou anamnestique d’IPS n’était significativement prédictif, les résultats montrent cependant que l’appréciation globale du médecin a permis de détecter proportionnellement plus d’IBS dans cette population en comparaison de l’effectif global. L’analyse multivariée confirme toutefois deux paramètres prédictifs d’IBS, un âge jeune (moins de 28 jours) et une glycémie élevée à la prise en charge. La procalcitonine (PCT), présentait une AUC de 91.3 % et un taux d’exactitude maximal à 0.36 ng/ml. La rentabilité de la ponction lombaire pour le diagnostic des méningites bactériennes était de 1.3 % avec un taux d’échec ou de geste hémorragique dans 22.8 % des cas.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (42 p.)