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Étude rétrospective sur la prise en charge des traumatismes crâniens aux urgences pédiatriques de l’Hôpital Nord à Saint-Étienne : épidémiologie descriptive et comparaison en intégrant l’algorithme décisionnel PECARN.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • FAVRE (Lydie)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
Le traumatisme crânien chez l’enfant est un motif très fréquent de consultation aux urgences pédiatriques, qui nécessite une prise en charge optimale et uniformisée, tout en limitant les radiations ionisantes des scanners. Dans ce but la SFMU recommande depuis 2014 le suivi du protocole PECARN, qui est appliqué depuis 1 an à Saint-Étienne. L'objectif vise à comparer la situation, avant la prise en charge de ces traumatismes crâniens à Saint-Étienne, et depuis l’application du nouveau protocole. Dans un second temps, il faut décrire les modalités du traumatisme crânien chez l’enfant. Une étude monocentrique rétrospective a été menée à l’Hôpital Nord de Saint-Étienne avec les dossiers de traumatismes crâniens des urgences pédiatriques, comparant la période de six mois du 1er novembre 2015 au 30 avril 2016 (ancien protocole), à celle d’application du protocole PECARN du 1er novembre 2016 au 30 avril 2017. Un total de 1 003 cas a été retrouvé, avec un sex ratio filles/garçons de ½. Sur l’ensemble des périodes, seulement 5 cas étaient classés à haut risque de lésions intracérébrales, et ces dernières étaient au nombre de 7 (en majorité pour les enfants de risque intermédiaire). En deuxième période, 74 % des enfants avaient une prise en charge conforme au protocole, et les scanners effectués sont passés de 1.9 à 1.3 %. Le temps moyen resté aux urgences évolue de 3.3 à 4.4 heures, avec une augmentation de la surveillance de plus de 12 heures. Quant à la période « Avant », les enfants de risque fort auraient tous été conformes au PECARN, mais 6.7 % en risque faible et 30 % en risque intermédiaire ne l’auraient pas été. C’est pour les cas de risque intermédiaire qu’il est plus facile de laisser passer des lésions intracérébrales. L’application du PECARN a donc été positive pour le service. Cependant, au vu du peu de ces lésions, il y a encore trop d’imageries effectuées qui pourraient être réduites par l’arrivée de nouveaux outils d’évaluation de la gravité d’un traumatisme crânien chez l’enfant, comme les biomarqueurs telle la protéine SB100.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (42 p.)