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Étude rétrospective d’une cohorte de patients atteints de leucémie aiguë myéloïde et âgés de plus de 64 ans pris en charge dans la Loire.

2017
Santé
Auteurs Physiques
  • BABIUC (Silvia-Maria)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Université de St Etienne
Résumé
La leucémie aiguë myéloïde (LAM) reste de mauvais pronostic surtout dans la population âgée. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques cliniques, biologiques, la prise en charge thérapeutique et le pronostic de sujets âgés atteints d’une LAM. Nous avons analysés rétrospectivement les patients de plus de 64 ans atteints d’une LAM, enregistrés à la réunion de concertation pluridisciplinaire d’hématologie à l’Institut de Cancérologie Lucien Newirth, entre 2010 et 2016. 170 patients ont été retenus. L’âge médian est de 74 ans. 14% des patients présentent une LAM therapy-related et 26% ont un antécédent d’hémopathie maligne. Le score ECOG PS au diagnostic est 0-1 pour 61.6% patients et seulement 15% de patients ont un PS 3-4. On compte 10% de cas hyperleucocytaires, 11% de CIVD et 7% de syndromes de lyse. La cytogénétique est disponible dans 82% de cas et une analyse de biologie moléculaire dans 52% de cas. Une cytogénétique défavorable est présente dans 23% de cas et seulement 1% sont favorables. La classification pronostique ELN2010 retrouve 17% de cas favorables, 16% intermédiaires I, 30% intermédiaires II et 37% défavorables. 44% patients ont reçu une chimiothérapie intensive, 19% une chimiothérapie d’intensité réduite et 37% un traitement palliatif. Après une chimiothérapie intensive, 72% ont une réponse complète, 15% sont non évaluables (décès précoces dus à la toxicité ou à une autre cause) et 13% sont en échec. Parmi ceux qui ont eu une réponse complète, 56% ont rechuté et plus de la moitié de ces patients a eu un traitement de deuxième ligne. La survie globale médiane est de 212 jours. En analyse univariée, les facteurs significatifs influençant la survie sont : l’âge, le score de comorbidité, le caryotype, le groupe pronostique de l’ELN 2010 et le type de traitement. Conclusion. La décision thérapeutique chez le sujet âgé doit prendre en compte les caractéristiques biologiques de l’hémopathie et l’évaluation de l’état général et des comorbidités. Les progrès de la biologie moléculaire et la formalisation de l’évaluation gériatrique devraient permettre une meilleure orientation des patients vers une thérapeutique adaptée.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Thèse de médecine (48 p.)