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Estimations régionales et départementales d’incidence et de mortalité par cancers en France, 2007-2016 – Auvergne-Rhône-Alpes.

2019
Santé
Auteurs Physiques
  • BILLOT-GRASSET (A.)
  • CARIOU (Mélanie)
  • CHATIGNOUX (Edouard)
  • COLONNA (M.)
  • PEPIN (Philippe)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
  • Santé publique France
Résumé
Pour cerner les attentes des Agences régionales de santé (ARS) en matière d’informations épidémiologiques sur le cancer, Santé publique France a réalisé une enquête en 2015 qui a révélé leur besoin d’information pour principalement sept cancers, les plus fréquents, les dépistables et ceux qui peuvent être prévenus (sein, prostate, côlon-rectum, poumon, col de l’utérus, lèvre-bouche-pharynx, mélanome de la peau). Ce résultat, associé au contexte des Projets régionaux de santé 2018-2022 des ARS, a incité le partenariat Francim-HCL-SpFrance-INCa à proposer pour la première fois en France, des profils régionaux présentant l’incidence et la mortalité des cancers dans chaque région et département métropolitain. Dans le cadre de ce travail, des estimations régionales et départementales d’incidence ont été produites pour la première fois pour les cancers de l’estomac, du foie/homme, du pancréas, du rein, du système nerveux central.
Les habitants de la région Auvergne Rhône-Alpes décèdent, en moyenne, un peu moins de cancers par rapport au reste de la population métropolitaine. La raison tient notamment en une moindre fréquence, dans la région, de certains cancers ayant pour facteur de risque le tabac et/ou l’alcool, qui sont le plus souvent des cancers de mauvais pronostic. Ce constat favorable doit être nuancé par l’existence de disparités entre les douze départements de la région. Celles-ci se manifestent diversement pour chaque cancer mais davantage chez les hommes que chez les femmes et davantage en termes de mortalité que d’incidence. On observe notamment un gradient croissant de la mortalité masculine de l’est vers l’ouest pour les cancers de l’oesophage, du foie, de la lèvre-bouche-pharynx et dans une moindre mesure du larynx. On retrouve ce gradient est-ouest pour la mortalité par cancer de la prostate qui interroge davantage sur les pratiques diagnostiques de ce cancer d’autant que les niveaux de mortalité ne sont pas corrélés à ceux de l’incidence. Ce sont également les pratiques diagnostiques qui expliquent une partie de la forte incidence du cancer de la thyroïde dans certains départements de la région.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
Accès à l'étude

Rapport (177 p.)