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Canicule et santé : région Auvergne-Rhône-Alpes.

2020
Santé
Organismes Producteurs
  • Santé publique France Auvergne-Rhône-Alpes
Résumé
En France métropolitaine, les mois de juillet et août 2020 ont été marqués par trois canicules très étendues. Lors de ces trois canicules, pour la deuxième saison de suite depuis la mise en place du Plan national canicule (PNC), des départements métropolitains ont été placés en vigilance rouge, compte-tenu des températures nocturnes importantes et s’inscrivant dans la durée. Bien que la région ARA ait été touchée par les trois épisodes, aucun département de la région n’a été placé en vigilance rouge.
En Auvergne-Rhône-Alpes, ces trois épisodes caniculaires ont entrainé des dépassements des seuils d’alerte pour sept départements de la région lors du premier épisode fin juillet, pour cinq départements lors du deuxième épisode début août et pour quatre départements lors du dernier épisode fin août où les seuils d’alerte ont été dépassés alors que la vigilance canicule orange n’a pas été déclenchée. Un impact significatif sur la santé a été constaté lors de ces périodes :
- Sur les périodes de dépassement des seuils d’alerte et pour les départements concernés de la région, 212 [130-301] décès en excès ont été estimés soit une surmortalité relative de +9,2%. C’est lors du premier épisode (le plus long et impactant le plus de départements) que l’on recense le plus de décès en excès soit 112 décès. Sur les trois épisodes, la classe d’âge totalisant la majorité des décès en excès (203 décès) est celle des personnes âgées de 75 ans et plus. Cependant, la mortalité relative la plus élevée est observée chez les moins de 15 ans.
- Les pathologies en lien avec la chaleur (définies par l’indicateur iCanicule regroupant hyperthermies, déshydratations et hyponatrémies) ont représenté jusqu’à 0,8% des passages aux urgences et 1,0% des actes SOS Médecins lors du premier épisode. Lors du second épisode, l’activité a fluctué jusqu’à 0,7% des passages aux urgences et 1,8% des actes SOS Médecins. Enfin, lors du dernier épisode, l’activité était plus faible et a été observé jusqu’à 0,4% quelle que soit la source. Le taux d’hospitalisation après passage aux urgences lors de ces trois épisodes était respectivement de 59%, 67% et 76%. Si l’impact est plus important chez les 75 ans et plus, toutes les classes d’âge ont été concernées.
En dehors de ces périodes extrêmes, la chaleur a un impact conséquent sur la santé puisque plus de la moitié des passages aux urgences pour l’indicateur iCanicule a eu lieu en dehors des épisodes de canicule.
Ces résultats montrent la nécessité d’anticiper la prévention de l’impact de la chaleur sur l’ensemble de la période estivale et de la renforcer pendant les canicules, en identifiant les messages les plus adaptés pour l’ensemble de la population.
*L'astérisque indique les organismes ayant changé de dénomination ou ayant cessé leur activité.
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