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Épidémiologie des colonisations et infections à Staphylococcus aureus chez les nouveau-nés hospitalisés en réanimation néonatale au Centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne : étude de cohorte rétrospective de 2018 à 2021.
2023
Santé
Auteurs Physiques
- CELLARD-DALUD (Mario)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de St Etienne
Résumé
Staphylococcus aureus est le second agent pathogène responsable d’infection néonatale tardive chez les nouveau-nés hospitalisés en réanimation néonatale. La colonisation est associée à un surrisque d’infection mais les facteurs de colonisation demeurent mal connus dans cette population. L’objectif principal de cette étude était de déterminer les facteurs de risque de colonisation à S. aureus chez les nouveau-nés hospitalisés en réanimation néonatale. Cette étude de cohorte rétrospective monocentrique a inclus tous les nouveau-nés admis du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021 dans une unité française de réanimation néonatale. La colonisation était définie par la présence de S. aureus sur au moins un des prélèvements hebdomadaires pharyngés ou rectaux effectués de manière systématique durant l’hospitalisation. Les infections étaient définies selon les critères des Centers for Disease Control and Prevention, avec des adaptations pour les infections pleuropulmonaires. Une analyse multivariée par régression logistique a été conduite, le risque alpha consenti était de 5 % (hypothèse bilatérale). Sur 1 277 nouveau-nés inclus, 140 (11 %) étaient colonisés et 13 (1 %) présentaient une infection à S. aureus. Les facteurs de risque indépendants de colonisation à S. aureus étaient : la durée du séjour, l’âge gestationnel < 32 semaines et l’âge à l’admission ≥ 2 jours de vie. Paradoxalement, la ventilation mécanique était un facteur protecteur. Le risque relatif d’infection à S. aureus était de 44.7 pour les patients colonisés par rapport aux non porteurs. La colonisation était connue avant le diagnostic d’infection pour 54 % (7/13) des nouveau-nés. Les souches résistantes à la méticilline ne représentaient que 3 % (4/140) des cas de colonisations et 8 % (1/13) des infections. Au moment de la détection de leur colonisation, 29 % (40/140) des nouveau-nés étaient encore intubés ou porteurs d’une voie veineuse centrale. Des études prospectives sont nécessaires afin d’étudier d’autres facteurs, liés notamment à l’environnement hospitalier et aux interactions avec les parents.
Accès à l'étude
Thèse de médecine (69 p.) – Lieu de consultation : BU de St-Etienne