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Hésitation vaccinale dans le cadre de la vaccination contre la COVID-19: enquête auprès de patients d’une MSP du Roannais.
2023
Santé
Auteurs Physiques
- STUTZ (Maxime)
Organismes Producteurs
Aucun organisme producteur
Organismes Commanditaires
- Université de St Etienne
Résumé
Le 9 janvier 2020, l’OMS annonça l’identification d’un nouveau virus : le Sars-Cov2. Le 11 mars, la pandémie est déclarée. Malgré le confinement strict des populations, la vaccination est apparue comme la seule solution thérapeutique à moyen et long terme. Mais les efforts engagés pour produire des vaccins en moins d’un an se sont heurtés à l’absence d’adhésion des français. Cette étude s’est intéressée aux critères d’hésitation vaccinale et a cherché à identifier les profils de patients-hésitants. Il s’agit d'une étude quantitative, descriptive, observationnelle et transversale menée du 18 au 22 janvier 2021. Un questionnaire a été réalisé et diffusé par email à la patientèle de la Maison de santé pluridisciplinaire de Roanne-Villerest. Les données ont été recueillies grâce au logiciel LimeSurvey puis colligées dans un fichier Excel. Les femmes, les trentenaires-quadragénaires, les ouvriers, les employés, les étudiants, les patients rapportant un faible niveau de connaissances en matière de vaccination, ceux estimant être mal informés, ceux qui ne peuvent avoir confiance dans les discours des politiques (61%), des scientifiques (19%), et des entreprises pharmaceutiques (32%) et les utilisateurs de médias numériques sont plus hésitants à se faire vacciner. Il en est de même pour les patients qui jugent insuffisantes les connaissances, le recul disponibles ou qui estiment que les vaccins ne sont pas sûrs ou efficaces. Les personnes se considérant comme plutôt à risque et à risque, ayant un antécédents, ayant des proches à risques, ceux considérant l’immunité collective, ceux qui font confiance à leur médecin traitant, qui considère leur avis et ceux qui s’informent via les journaux papiers ont davantage l’intention de se faire vacciner. Les facteurs ayant le plus de poids dans la décision vaccinale sont l’impatience vaccinale, la connaissance sur l’efficacité et le niveau de sûreté des vaccins. La perception de l’efficacité et de la sûreté des nouveaux vaccins est un marqueur fort d’hésitation vaccinale. La crise de confiance politico-scientifique et l’avènement d’Internet alimentent les craintes. Les généralistes semblent toujours incarner un repère de vérité. Une communication claire, transparente et adaptée aux populations comme aux soignants permettra de lutter contre l’hésitation vaccinale.
Accès à l'étude
Thèse de médecine (58 p.) – Lieu de consultation : BU de St-Etienne